5554 kilomètres de pédalage

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Dimanche 28 juin 2009

De ce fait, nous nous sommes tous les trois retrouves a Delhi, fin Avril pour partager un peu ce que nous avions vecu. Tchandra et Julien venaient enfin de quitter Ekta Parishad, tandis que Pablo revenait d'un temps avec son pere et dans les montagnes. Mais a peine retrouves que deja nos envies nous re-separaient. Pablo projetant de partir pour plus longtemps avait besoin d'un visa pakistanais qu'il n'etait possible d'obtenir qu'au Nepal. Il prenait donc le train puis le velo pour atteindre Kathmandu. Tchandra et Julien, qui venait de retrouver son pere , montaient quand a eux dans le nord, au pied de l'himalaya chez la famille de Tchandra. Apres 2 semaines pas faciles  mais riches, nous nous retrouvames tous les 4 a Almora. Pablo, qui avait fait beaucoup de velo et encore battu ses propres reccord decidait finalement de choisir de rentrer en France apres la fin du visa indien. Nous redescendames donc sur Delhi pour renvoyer le pere de Julien aupres de ses vaches et prenions la route du sud.

 

Les voyages en train meritent la un paragraphe. Nous avions des billets dans un wagon sleeper. Dans ces wagons, des compartiments de 8 ou 9 places, avec des banquettes convertibles en lit pour la nuit. Pour donner un ordre d'idee, nous sommes souvent plus de 9 dans un compartiment, surtout en journee. Nous avions 48h de train, De quoi s'installer un petite vie, se finir un livre ou bien avancer un tricot. Les vendeurs ambulants defilent, qui pour vendre de la cacahuetes a la lampe de poche en passant par le chai si repute, nous usent les oreilles de leur belle voix.

 

Nous avons eu 5 heures de retard. Pas de quoi nous decourager, apres 12km de rickshaw ( taxi a 3 roues) nous arrivions sur le bord de mer, dans une foret de palmier dont depassait 2 immenses immeubles: l'Ashram d'Amma.

Ici indiens et europeens vivent ensemble autour de leur guru spirituel: Amma ( pour plus d'infos: amritapuri.org). Tchandra connaissait, Pablo en avait beaucoup entendu parle et Julien un tout petit peu. Julien resta la 15 jours puis reparti pour chercher un bateau pour rentrer en France. Pablo et Tchandra sont restes jusqu'au 27 juin puis ils ont repris le train pour Delhi ou un vol pour la Turquie les attend le 6 Juillet.

 

Autant le dire, ca sent la France, et si nous sommes encore en Inde, on prend peu a peu conscience que dans pas si longtemps que ca on va atterrir dans des lieux un peu oublies mais connus. Pas evident de s'imaginer ce retour apres pres d'un an de vagabondage. Mais sachons profiter de ce voyage jusqu'a la derniere goutte.

- Par Les Trois Moustiquaires
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Jeudi 26 mars 2009
Que d'eau a coule sous les ponts depuis Mumbai... Pas de nouvelles sur le blog, et pourtant il s'en est passe des choses. A ce sujet n'hésitez pas a nous écrire (enselle@live.fr), nous envoyons en général plus souvent des e-mails que nous ne postons des articles.
Après une courte visite de la ville la plus peuplée du monde (si on ne prend pas en compte la zone urbaine), nous avions décidé de nous séparer pour les quelques sept cents kilomètres qui nous séparaient de Bhopal, ou nous devions rencontrer le mouvement nonviolent Ekta Parishad ("le Forum de l'Unité"). Il s'agit en gros d'une fédération d'associations qui luttent localement pour les droits des plus exclus (les femmes, les enfants, les hors-castes, les pauvres et les indigènes) a l'accès a la terre et a l'eau. Malgré les petits problèmes que nous rencontrâmes chacun, nous nous retrouvâmes a Bhopal au fur et a mesure, ou nous fîmes la connaissance de Stéphanie, qui bosse pour Ekta et qui sera notre "contact" de ces premiers jours.
Pendant que Pablo rendait visite a son père dans l'ashram de Gandhi a Sevagram, Julien et Tchandra partirent visiter plusieurs villages Adivasi (aborigènes) de l'État du Chhattisgarh avec Rajagopal, le leader d'Ekta, qui allait nous proposer a tous les trois de travailler quelque mois dans l'État du Bihar (sous le Népal). Pablo s'est rendu dans le Bihar en velo, alors que les deux autres laissaient leurs montures a Bhopal pour prendre le train. Ils firent une pause dans le centre social MJVS a Katni (Madhya Pradesh), un des nombreux centres crees par Ekta pour aider et informer les populations locales.
Nous nous sommes a nouveau retrouve a Birpur, petit village frontalier avec le Nepal, dans le district de Supaul, Etat du Bihar. Nous devions participer a une marche nonviolente de protestation avant de commencer a travailler. Cette "payatra" (marche) qui dura quinze jours, visait a demander au gouvernement d'agir apres l'enorme inondation qui a eu lieu il y a six mois suite au debordement de la riviere Kosi. Et dans les premiers jours de marche, nous constatons que tout est detruit et recouvert de sable : les maisons, les routes, les ponts, les arbres... imaginez toutes les consequences pour les villageois de cet Etat tres rural et tres pauvre (un rapport complet sur l'action sera bientot disponible sur le blog). Ces cent trente-cinq kilometres a pied nous ont permi d'apprendre enormement sur l'action nonviolente indienne, sur nous-memes et sur bien d'autres aspects de l'Inde : nous etions au plus profond de ce pays, bien loin des grands hotels et du Taj Mahal des touristes, entoures de deux cents militants indiens qui nous ont vite traites en freres. Les derniers jours de l'action consistaient en un grand sit-in et un jeune a Saharsa, avec de nombreux discours de personnalites, dont nous autres. Et si, pour l'instant, il n'y a aucun resultat sur le plan politique, nous avons pu constater qu'un vrai mouvement est ne. Par ailleurs, Ekta continue la lutte sur le plan juridique.
Apres tout ce barouf, nous nous retrouvames presque seuls. Pablo et Julien devaient travailler a Saharsa a etablir une nouvelle equipe pour les chantiers, pendant que Tchandra devait se rendre a Patna, capitale de l'Etat, pour travailler a la communication dans le bureau principal. Cependant, comme rien n'etait encore prevu pour Saharsa, nous partimes tous les trois pour Patna, en compagnie d'Esther, une allemande qui passait par la. Nous passames quinze jours a ne pas savoir que faire, on nous a certes donne quelque travail de traduction, mais tout restait tres flou dans l'ensemble, notamment pour Julien et Pablo qui attendaient toujours d'etre envoyes a Saharsa. Mais parfois nous etions invites a des visites sur le terrain, dans les villages ou agit l'association, ce qui nous degourdissait les jambes et nous remontait le moral.
Finalement, Pablo est parti voir son pere a Rishikesh, Julien a fini par trouver un train pour Saharsa et Esther rentre en Allemagne. Tchandra, comme prevu, reste dans les bureaux jusqu'a fin avril.
- Par Les Trois Moustiquaires
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Dimanche 11 janvier 2009
Tout d'abord, je tiens a vous presenter mes meilleurs voeux en meme temps que toutes mes excuses pour ne pas donner plus de nouvelles. Il faut dire que depuis que nous sommes a Tehran, il s'en passe des choses et pas que des bien.
Nous avons donc depuis les dernieres infos change de direction. Et oui, il faut dire que se promener dans les differentes ambassades de Tehran commencait a etre un peu pesant. Alors on a commence a etudier d'autres options. Tout d'abord on a abandonne le Pakistan. Des fois, je me dit qu'on a peut etre baisse les bras un peu tot, mais avec tous les evenements entre l'Inde et le Pakistan, je crois qu'on a fait le bon choix.

Et puis on a aussi essaye de prolonger notre visa iranien, car la date des 30 jours approchait. Ce fut un fiasco. Mais apres tout, on s'en est bien sorti, parce que nous avons pu obtenir 10 jours supplementaires. 10 jours c'est long mais 10 jours c'est court. Trop court pour reprendre le velo et suffisament long pour acheter un billet d'avion. Choix que nous avons fait. Nous embarquons mardi matin (13/01) pour Bombay.

Quelques mots sur ce que nous vivons ici dans cette grande ville, en plein mois de Moharam, fete religieuse. Notre hote, fidele a ses idees nous hebrege maintenant depuis plus de 3 semaines. Et oui, il est le premier a nous supporter si longtemps, et c'est vrai que nous apprecions vraiment l'endroit. Il faut dire que sa mere et sa soeur sont elles aussi aux petits soins et que, meme s'il s'agit toujours de riz, nous ne nous lassons pas de leur cuisine.

Les occupations aussi sont diverses, et nous avons eu le loisir de visiter quelques places incontournables, comme le Bazaar et l'ancien palais du Shah qui nous a fortement rappele notre douce France: pas une piece sans un meuble ou un vase importe.
Nous nous fondons meme une fois par semaine avec les Tehranis dans une ballade qui fait se croiser le pecno de base et l'alpiniste chevronne au materiel toujours brillant. Car Tehran a la chance d'etre borde de sommets s'elevant a plus de 5000m de haut. On est encore en ville, mais on commence a etre en pleine nature. L'unique chemin qui monte est donc peuple, tres peuple. Mais quel plaisir que de gravir, chacun a son niveau cette petite vallee etroite avec des gens venus de partout. Une bouffe d'air frais, des traces de neige, la montagne a portee de main, une longue main.
Et ce dernier vendredi, nous etions un groupe d'etrangers, des 4 coins du globe: Australie, Argentine, et Suisse. Et en plus, il s'agissait pour 2 d'entre eux de voyageurs a velo. Quel regal de partager tout un tas d'anecdotes toutes plus exotiques les une que les autres! Et de voir qu'il y a 10 000 facons de voyager, meme a velo. Ce fut une superbe journee et deja il fallait rentrer parce que la nuit elle ne connait pas d'exceptions. Et de se retrouver tous autour d'une grande platree de riz, pour essayer de faire durer ce moment aussi longtemps que possible. Autant dire que se savoir en Inde dans si peu de temps me laisse pantois.

Je ne sais pas de quoi sera fait mardi, mais je crois que le choc risque d'etre...choquant. Au niveau du groupe, on stagne un peu, il faut dire que tous ces changements ne nous laissent pas trop le temps de se poser pour discuter, et qu'en periode de crise, on reste solidaires. Pour le moment, on envisage de faire un peu route chacun de notre cote, mais peut etre apres un premier temps d'adaptation en Inde. Notre route va tout d'abord filer vers New Delhi, en passant par Bopal pour commencer a prendre des renseignements pour aider Ekta Parishad.

- Par Julien
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En un Mot

  • : des roues et des rouets
  • desrouesetdesrouets
  • : Julien, Pablo et Tchandra ont enfourché leurs vélos le vendredi 1 août 2008 à 8h pour rallier New-Delhi depuis Grenoble.
  • : voyage randonnée vélo inde Voyages

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