Que d'eau a coule sous les ponts depuis Mumbai... Pas de nouvelles sur le blog, et pourtant il s'en est passe des choses. A ce sujet n'hésitez pas a nous écrire (enselle@live.fr), nous envoyons en
général plus souvent des e-mails que nous ne postons des articles.
Après une courte visite de la ville la plus peuplée du monde (si on ne prend pas en compte la zone urbaine), nous avions décidé de nous séparer pour les quelques sept cents kilomètres qui nous
séparaient de Bhopal, ou nous devions rencontrer le mouvement nonviolent Ekta Parishad ("le Forum de l'Unité"). Il s'agit en gros d'une fédération d'associations qui luttent localement pour les
droits des plus exclus (les femmes, les enfants, les hors-castes, les pauvres et les indigènes) a l'accès a la terre et a l'eau. Malgré les petits problèmes que nous rencontrâmes chacun, nous nous
retrouvâmes a Bhopal au fur et a mesure, ou nous fîmes la connaissance de Stéphanie, qui bosse pour Ekta et qui sera notre "contact" de ces premiers jours.
Pendant que Pablo rendait visite a son père dans l'ashram de Gandhi a Sevagram, Julien et Tchandra partirent visiter plusieurs villages Adivasi (aborigènes) de l'État du Chhattisgarh avec
Rajagopal, le leader d'Ekta, qui allait nous proposer a tous les trois de travailler quelque mois dans l'État du Bihar (sous le Népal). Pablo s'est rendu dans le Bihar en velo, alors que les deux
autres laissaient leurs montures a Bhopal pour prendre le train. Ils firent une pause dans le centre social MJVS a Katni (Madhya Pradesh), un des nombreux centres crees par Ekta pour aider et
informer les populations locales.
Nous nous sommes a nouveau retrouve a Birpur, petit village frontalier avec le Nepal, dans le district de Supaul, Etat du Bihar. Nous devions participer a une marche nonviolente de protestation
avant de commencer a travailler. Cette "payatra" (marche) qui dura quinze jours, visait a demander au gouvernement d'agir apres l'enorme inondation qui a eu lieu il y a six mois suite au
debordement de la riviere Kosi. Et dans les premiers jours de marche, nous constatons que tout est detruit et recouvert de sable : les maisons, les routes, les ponts, les arbres... imaginez toutes
les consequences pour les villageois de cet Etat tres rural et tres pauvre (un rapport complet sur l'action sera bientot disponible sur le blog). Ces cent trente-cinq kilometres a pied nous ont
permi d'apprendre enormement sur l'action nonviolente indienne, sur nous-memes et sur bien d'autres aspects de l'Inde : nous etions au plus profond de ce pays, bien loin des grands hotels et du Taj
Mahal des touristes, entoures de deux cents militants indiens qui nous ont vite traites en freres. Les derniers jours de l'action consistaient en un grand sit-in et un jeune a Saharsa, avec de
nombreux discours de personnalites, dont nous autres. Et si, pour l'instant, il n'y a aucun resultat sur le plan politique, nous avons pu constater qu'un vrai mouvement est ne. Par ailleurs, Ekta
continue la lutte sur le plan juridique.
Apres tout ce barouf, nous nous retrouvames presque seuls. Pablo et Julien devaient travailler a Saharsa a etablir une nouvelle equipe pour les chantiers, pendant que Tchandra devait se rendre a
Patna, capitale de l'Etat, pour travailler a la communication dans le bureau principal. Cependant, comme rien n'etait encore prevu pour Saharsa, nous partimes tous les trois pour Patna, en
compagnie d'Esther, une allemande qui passait par la. Nous passames quinze jours a ne pas savoir que faire, on nous a certes donne quelque travail de traduction, mais tout restait tres flou dans
l'ensemble, notamment pour Julien et Pablo qui attendaient toujours d'etre envoyes a Saharsa. Mais parfois nous etions invites a des visites sur le terrain, dans les villages ou agit l'association,
ce qui nous degourdissait les jambes et nous remontait le moral.
Finalement, Pablo est parti voir son pere a Rishikesh, Julien a fini par trouver un train pour Saharsa et Esther rentre en Allemagne. Tchandra, comme prevu, reste dans les bureaux jusqu'a fin
avril.
slt jespere ke tu va bien je c pas si tu te souvient de moi on a fait un camp cca ensemble voila et je voulais reprendre contact avc toi c grace a noemie ke g pu savoir ke tu était partis pour l'inde en vélo !! bravo !!!
jespere ke tou va bien
bisous et a très biento j'espere avc de t news très vite !!
Je suis vraiment contente, je comprends déjà un peu mieux où vous en êtes ! J'avoue que j'étais un peu dans le flou depuis quelques temps...Après votre aventure vélocypédique, vous vous êtes attaqués à une aventure humaine qui a l'air assez extraordinaire...N'hésitez surtout pas à nous la faire partager !!!! Je vous fais de très grosses bises à tous les 3 :-)